242013Août
Michael Jones, intronisé par la Grande confrérie du cassoulet de Castelnaudary

intronisationL’artiste qui se trouvait hier pour la 3ème fois à Castelnaudary, recevait les honneurs de la confrérie en même temps qu’il mettait en lumière l’association portant aide aux enfants.

Sur la scène des Trois ponts, la « Grande confrérie du cassoulet de Castelnaudary » intronisait hier des « personnalités » dont l’illustre chanteur et guitariste, Michael Jones.

Célébrée à Castelnaudary depuis le 18 avril 1970, la cérémonie rassemblant des personnes adultes drapées de robe et autre toque en forme de cassole, et qui vont jusqu’à se donner du « Grand Maître », tient pour avantage de conjuguer un humour certain, via sa croisade pour la défense de la renommée du cassoulet de Castelnaudary.

« M’en toumbé la testo din bostro grando cassolo »

Ainsi pour les heureux intronisés, il s’agit donc de « faire le sermon d’aimer le cassoulet toute sa vie » (pire qu’un mariage) ou alors, « m’en tombe la tête dans votre grande cassole ». Il faudra donc prononcer dans son entier le vœu : « Yeou, juri de défendré touto la bido e al déla, la calitat é la glorio del gran cassoulet de Castelnaou ou, qu’al abets, m’en toumbé la testo din bostro grando cassolo ».

Michael Jones était arrivé peu avant les honneurs venant de lui être prodigués, à l’invitation de l’association « Lo camin del sol », dont il est le parrain. Lo camin del sol a pour but de venir en aide aux enfants malades ainsi qu’à leurs familles. L’une des fondatrices de l’association, Anne-Marie Chevrier, parle de « gens simples qui ne veulent que rompre le silence et l’isolement des hôpitaux, dont ces enfants sont victimes ».

L’adjointe au maire Jacqueline Besset relevait que « depuis 2010, la ville n’était qu’un maillon de cette grande chaîne de solidarité », tandis que des fillettes concernées par la maladie et placées à ses côtés, léchaient avec un plaisir certain mêlé de spontanéité, les glaces aux vives couleurs qui leur avaient été offertes.

Nina, qui « reçoit un traitement très lourd avec beaucoup de courage » selon les propos de l’adjointe au maire, recueillait le premier prix. Soit, via la générosité de l’Aéro-club Jean Doudiès, un survol du Lauragais.

Lorsque les enfants s’en vont

Le père de Malaurie, vêtu de noir, s’était déplacé pour recevoir le prix de son enfant pour lequel « malheureusement le destin n’a pas été favorable », expliquait Jacqueline Besset.

Jacqueline Besset, formidable battante, qui évoquait Clémentine disparue le 16 juillet en laissant « un message très fort pour que l’action continue ». Michael Jones, qui a accompagné Clémentine, déclarait alors à voix basse « Quand on a rencontré des enfants comme ceux-là, l’on sait alors pour quelle raison l’on est là. Oui le moteur, ce sont les enfants ».

Avec l’accent gallois

Un Michael Jones qui n’a pas oublié sa capacité à redevenir lui-même enfant, lorsqu’il prononçait hier au soir le sermon de la Grande confrérie du cassoulet en occitan, sans trébucher. Paré de son accent gallois, le chanteur a définitivement comblé le public qui avait envahi sièges et marches du théâtre des Tro